Press release

Contacts: Paul Quirk pour PATH, +1-202-572-2879, +1-202-527-1827 (cell), Paul.Quirk@gmmb.com; Jeffrey Rowland Pour l’alliance GAVI, +41 79 240 4559, jrowland@gavialliance.org; ou Dan Thomas Pour l’alliance GAVI, +41 79 251 8581, dthomas@gavialliance.org.

Recommandations de l’OMS s’appuyant sur des preuves pour que tous les pays introduisent le vaccin contre le rotavirus

Genève et Seattle— Pour la toute première fois, des études menées au Mexique et en Afrique, publiées aujourd’hui dans la revue New England Journal of Medicine, démontrent une réduction des décès dus à la maladie diarrhéique suite à l’introduction du vaccin contre le rotavirus au Mexique et l’efficacité du vaccin au sein des populations appauvries du Malawi et d’Afrique du Sud. Les deux études soulignent l’importance de la vaccination pour obtenir une réduction significative des infections graves dues au rotavirus chez les enfants dans les pays en voie de développement où l’impact de la maladie est le plus important. À travers le monde, le rotavirus est la principale cause de la diarrhée grave, qui emporte plus de 500 000 enfants de moins de 5 ans (environ la moitié des décès a lieu en Afrique) et entraîne l’hospitalisation de millions d’autres.

Les leaders en santé mondiale soutiennent l'introduction du vaccin contre le rotavirus. Lire la suite.

Les découvertes de ces études sont à l’origine des récentes recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) préconisant que les vaccins contre le rotavirus soient intégrés au programme d’immunisation de chaque nation. La recommandation est importante pour l’Afrique qui est particulièrement touchée par la maladie et place le vaccin contre le rotavirus parmi un ensemble complet d’autres interventions essentielles pour arrêter les décès dus à la maladie diarrhéique, notamment l’accès à de l’eau propre, des conditions d’hygiène appropriées et des traitements de réhydratation par voie orale (TRO), l’allaitement et l’apport en suppléments de vitamine A et de zinc. Dans un éditorial accompagnant les résultats de l’étude, Mathuram Santosham, professeur du département Santé internationale et pédiatrie de l’université Johns Hopkins, à Baltimore, a souligné l’intérêt de ces études qui mettent l’accent sur l’utilisation des vaccins contre le rotavirus dans les pays les plus pauvres du monde. « Nous disposons maintenant d’une autre arme puissante à ajouter à notre artillerie pour combattre les décès par maladie diarrhéique, les vaccins contre le rotavirus », écrit Santosham. « Le vaccin contre le rotavirus doit être immédiatement introduit dans les zones de mortalité élevée et il doit être utilisé comme déclencheur pour revitaliser les programmes de contrôle de la diarrhée et améliorer la couverture de toutes les interventions qui ont fait leurs preuves contre la diarrhée ».

Au Mexique, qui, en 2006, a été parmi les premiers pays du monde à introduire le vaccin contre le rotavirus, les taux de décès dus à la maladie diarrhéique ont chuté au cours de la saison de prolifération du rotavirus en 2009 jusqu’à plus de 65 % parmi les enfants âgés de deux ans et moins. Cela démontre un impact réel qui est crucial au moment où d’autres pays envisagent d’introduire le vaccin contre le rotavirus. L’étude mexicaine a examiné l’impact de la vaccination sur les décès dus à la maladie diarrhéique chez les enfants mexicains entre 2008 et 2009 suite à la phase d’introduction du Rotarix™ administré par voie orale et fabriqué par GlaxoSmithKline Biologicals (GSK).

« Le Mexique avait précédemment instauré des interventions, notamment une amélioration des mesures d’hygiène, l’utilisation de la réhydratation par voie orale, l’allaitement et l’apport en suppléments de vitamine A, mais les décès liés à la maladie diarrhéique au cours de la saison de décembre à mai du rotavirus sont quand même restés élevés », a rappelé Manish Patel, épidémiologiste médical, Division des maladies virales, Centre national pour l’immunisation et les maladies respiratoires, Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies et co-auteur de l’étude mexicaine, Effet du vaccin contre le rotavirus sur les décès dus à la maladie diarrhéique chez les enfants au Mexique. « La réduction de la mortalité suite à l’introduction du vaccin met l’accent sur l’importance de l’immunisation contre le rotavirus comme principal outil de prévention dans le contrôle de la maladie diarrhéique, non seulement au Mexique mais à travers le monde. »

Les autres découvertes de l’étude mexicaine comprennent :

  • Parmi les enfants de moins de 11 mois, l’âge ciblé pour la vaccination, les décès dus à la maladie diarrhéique ont chuté de plus de 40 %.
  • Parmi les enfants âgés de un à deux ans, les décès dus à la maladie diarrhéique ont chuté de presque 30 %, même si seulement 10 à 15 % de cette population était éligible pour la vaccination. Ce résultat indique que la vaccination des jeunes enfants concernés peut également protéger les enfants vivant dans la même communauté en réduisant l’exposition des enfants au rotavirus.

En Afrique du Sud et au Malawi, les résultats d’un essai clinique ont montré que le vaccin réduisait significativement la maladie grave due au rotavirus (de 61,2 %), chez les enfants africains, au cours de leur première année de vie. L’essai clinique africain s’est essentiellement concentré sur la performance du vaccin parmi les enfants vivant dans un cadre à mortalité élevée et à faibles revenus économiques. Plus de 4 900 jeunes enfants ont été inclus dans un essai clinique examinant l’efficacité du vaccin Rotarix™.

« L’efficacité du vaccin associée à des taux élevés d’incidence et de gravité du rotavirus dans les pays à faibles ressources économiques mettent l’accent sur le potentiel spectaculaire que les vaccins ont pour réduire la mortalité infantile parmi les populations les plus vulnérables du monde », a déclaré Shabir Madhi, codirecteur du Conseil de recherche médicale sud-africain de l’université de Witwatersrand à Johannesburg et auteur de l’étude clinique africaine, Impact du vaccin contre le rotavirus humain chez les jeunes enfants africains atteints de grave gastro-entérite. « Le vaccin peut avoir un impact significatif sur la santé publique internationale si des investissements sont faits pour le mettre à disposition de tous les enfants, en particulier ceux des pays les plus pauvres du monde ».

L’essai clinique a été coordonné et cofinancé grâce à un partenariat entre le fabricant de vaccins, GlaxoSmithKline Biological, et le partenariat des essais sur les vaccins contre le rotavirus (Rotavirus Vaccine Trials Partnership, RVTP), une collaboration entre PATH, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), financée par l’alliance GAVI. Des centres de recherche clinique en Afrique du Sud et au Malawi ont mené les essais. « La diarrhée représente rarement un problème mettant en danger la vie du patient dans les pays riches, mais dans les pays en voie de développement, c’est une cause de décès chez les enfants », a déclaré Tachi Yamada, président du programme de santé internationale de la fondation Bill et Melinda Gates. « Le monde dispose désormais d’un vaccin efficace contre le rotavirus, avec le potentiel de sauver des centaines de milliers de vies chaque année. Le prochain défi est de veiller à ce que les vaccins contre le rotavirus atteignent toutes les personnes qui en ont besoin ».

L’alliance GAVI a lancé des efforts pour soutenir l’introduction des vaccins contre le rotavirus dans au moins 44 pays à faibles revenus économiques d’ici à 2015. Les organisations de santé internationale ont lancé un appel à l’action contre la maladie diarrhéique pour recommander le financement approprié des vaccins contre le rotavirus afin de prévenir et traiter cette cause majeure de maladie diarrhéique grave. Le vaccin est une partie importante de l’approche coordonnée qui combine les stratégies qui ont fait leurs preuves dans la prévention et le traitement de la diarrhée, comme le traitement de réhydratation par voie orale, l’allaitement exclusif, l’apport en supplément de zinc et l’amélioration des conditions d’hygiène, pour obtenir l’impact le plus important sur la morbidité et la mortalité dues à la maladie diarrhéique.

Plus d'information

  • Pour demander une copie des articles sur l’étude mexicaine et/ou sur l’étude africaine, veuillez contacter Anne Fajon au +202-572-2985, +202-441-2028 ou à l’adresse Anne.Fajon@gmmb.com; ou Paul Quirk au +1-202-572-2879, +1-202-549-5394 ou à l’adresse Paul.Quirk@gmmb.com.
  • Consultez le site Internet http://www.defeatDD.org pour en savoir plus et faire de la maladie diarrhéique une priorité de santé internationale.
  • Pour visionner une nouvelle vidéo sur le rotavirus, veuillez consulter le site : www.path.org/media/common-disease-promising-solution.php.

Déclarations de Soutine

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À propos de PATH

PATH est une organisation internationale à but non lucratif qui crée des solutions durables, culturellement pertinentes, permettant aux communautés à travers le monde d’en finir avec des maladies bien ancrées. En collaborant avec divers partenaires des secteurs public et privé, PATH aide à fournir des technologies de santé et des stratégies vitales appropriées qui modifient la façon dont les personnes pensent et agissent. Le travail de PATH améliore la santé et le bien-être internationaux. Pour plus d’informations, veuillez consulter le site www.path.org.

À propos de GAVI

L’alliance GAVI est un partenariat des secteurs public et privé, basé à Genève, dont le but est d’améliorer la santé dans les pays les plus pauvres du monde. L’alliance rassemble les pays en voie de développement et les gouvernements donateurs, l’Organisation mondiale de la santé, l’UNICEF, la Banque mondiale, l’industrie du vaccin des pays industrialisés et des pays en voie de développement, les agences de recherche et techniques, les ONG, la fondation Bill et Melinda Gates et d’autres philanthropes privés. Le soutien de GAVI consiste à fournir des vaccins pouvant sauver des vies et à renforcer les systèmes de santé. Depuis 2000, 256 millions d’enfants ont été vaccinés et plus de quatre millions de décès prématurés ont été évités grâce aux programmes financés par GAVI. Pour plus d’informations, veuillez consulter le site : www.gavialliance.org.

Contacts médias supplémentaires

  • Pour le docteur Dr. Mathuram Santosham : Tim Parsons, +1-410-955-7619, tmparson@jhsph.edu.
  • Pour le docteur Dr. Manish Patel : Arleen Porcell-Pharr, MS, APR, +1-404-639-7285, fyd4@cdc.gov.
  • Pour le docteur Dr. Shabir Madhi : Paul Quirk, +1-202-572-2879, +1-202-527-1827, Paul.Quirk@gmmb.com.
  • Pour le docteur Tachi Yamada ou un autre représentant de la fondation Bill et Melinda Gates : Andrew Shih, +1 212-584-5012, AShih@corkerygroup.com.